Partager l'article ! Khuvsgul nuur: "Claire et solitaire, la voix de la fillette s'elevait dechirante. Mais la mère, la jument gris bleute gardait la po ...
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Juya
| Mai 2012 | ||||||||||
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"Claire et solitaire, la voix de la fillette s'elevait dechirante. Mais la mère, la jument gris bleute gardait la posture qui était la sienne depuis la veille : tête baisse, yeux clos : sa lèvre
inferieure touchait presque le poulain mort etendu, rigide, pattes dressées vers le ciel comme les branches d'un arbre mort. L'autre, le poulain vivant, semblait decourage, il n'osait plus
s'approcher des mamelles de la mère etrangère. "
La fin du chant, Galsan Tschinag
Mardi 24 juillet. Nous quittons l'animation d'Ulaanbaatar et prenons la direstion du Nord. Trois jours de route pour atteindre le lac Khuvsghul. Nous partons avec une petite
compagnie de minibus, OTAM. Notre guide est un routard breton aux dreadlocks et nous faisons la route avec un jeune couple de vendeens venu du Nepal.
Pique-nique sur la route...
Monastère sur la route...
Sur le trajet, nous croisons des vautours fauves !
Un cavalier a Morhon.
Au lac, les routes se separent... Nous choisissons la rive Est, partie sauvage et non touristique du lac.
Des le debut de notre periple, nous sommes acceuillies par une famille curieuse et joyeuse. Celle-ci nous propose de passer la nuit dans leur Ger (yourte), mais il est encore tot et nous
preferons marcher encore avant de bivouaquer. Nous promettons de repasser par chez eux avant de quiltter le lac.
La famille de Saraa (Saraa est au centre a gauche)
Sieste d'une petite chèvre sous la ger!
Un peu plus loin, au bord du lac et a la lisiere de la foret, nous installons notre premier bivouac.
L'aventure commence...
La nuit n'est pas tout a fait sereine : on nous a mises en garde contre les loups et les ours. Au petit matin, des grognements inquietants nous alertent. Heureusement, c'est un troupeau de
chevaux sauvages dans la brume matinale...
Apres un petit plongeon...
...Nous installons notre premier bivouac !
Nous continuons notre route, a la recherche d'un eleveur de chevaux. Un peu plus loin nous trouvons nos chevaux et notre guide, Lkhagba. Pendant quatre jours, il nous mene a travers la steppe et
le long du lac qui s'offre a nous dans son immensite.
Lkhagba est un vrai Robinson mongol ! nous l'observons dans son rapport a la nature et a ses chevaux. Grace a lui nous apprenons a faire un feu en deux secondes chrono et a construire un abri
pour la nuit.
Troupeau de chevaux.
Il nous fait rencontrer plusieurs familles et nous dormons pour la premiere fois sous la Ger. A chaque visite, le rituel est le meme. Sous la Ger, nous sommes installees du cote gauche, la
famille s'assied face a nous. La mere nous offre un bol de the mongol et nous presente une assiette composee de mets traditionnels : Arog (petits cubes de lait de yak seche), beurre
de yak et pain, tarag (yoghourt a base de lait de yak fermente au petit gout aigre), et selon les familles differents biscuits a base de lait de yak...
Dans la famille de Burma
Burma
Filage de poils de yack
Famille de Narangerel et Oyungerel.
Tarag, beurre de yak et thé au lait salé.
Dans chaque famille, nous observons la preparation des plats traditionnels, la traite des yaks et des biquettes et les troupeaux ramenes par les cavaliers. Et nous partageons les moments de jeux
et de detente. A leur contact, nous apprenons quelques mots indispensables : Hon, Yamaa, Mohr, Uhur, temeh ; mouton, chevre, cheval, yak et chameau, les cinq tetes du troupeaux
mongol.
La préparation du tsuivan.
Paysages qui entourent la ger.
Le lac au loin.
Nous nous separons de notre guide et decidons de passer nos dernieres nuits seules au bord du lac. Nous sommes reveillees au petit matin par des hurlements de loups a quelques metres de notre
tente ! Nous sortons alors precipitament pour allumer un feu, mais la pluie de la nuit rend la tache impossible. Cette fois il s'agissait bien de loup mais nous n'avons fait que les entendre
!
Nous decidons finalement de passer notre derniere nuit chez la premiere famille rencontree.
Nous sommes accueillies par toute la famille. Et si nous ne passons qu'une soiree et une journee avec eux, les moments vecus sont intenses. Tres vite une complicite s'est nouee entre eux et
nous.
A la nuit tombante, Saraa et son frere nous emmene sur le lac poser des filets. Nous profitons de la beaute du lac, bercees par leur chant mongol.
Nous goutons au fameux poisson du Khuvsgul (delicieux !), faisons une viree galopante a cheval et prenons des cours de mongol : Nar, Sar, Ot, Oul, Tingir, Tingis, Boro : Soleil, lune,
etoile, nuage, ciel, mer, pluie...
Malgre leur insistance nous ne pouvons pas rester plus. Au moment de se dire au revoir, ils nous offrent a chacune une deel (vetement traditionnel), signe d'une grande affection de leur
part.
Ils nous font promettre de revenir chez eux a notre prochain voyage en Mongolie.
Saraa, sa fille et sa mère.
Préparation du thé.
Préparation du poisson du Khusgul.
Les filets de pêche.
Ngumsongail
Saraa et son frère Bat erdene, intrigués par notre camera.
Essayage des bottes du cavalier Bat Erdene !
Nous reprenons la route avec une petite escale de deux jours pres d'un autre lac, Tsagaan nuur, avant de rentrer a Ulaanbaatar.
A Tsagaan nuur, nous repartons a cheval, cette fois ci guidees par un beau gosse keke mongol en deel et chapeau. Nous lui apprenons a faire un feu et la comparaison avec Lkhagba s'avere a
son desaventage !
Bivouac.
Des enfants viennent à notre rencontre...
Petite demonstration de lutte !
Au petit matin, les montagnes sont envelopées par la brume...
Petite pause thé.
Les paysages volcaniques, sur la route du retour vers Ulaanbaatar.
La roche du volcan.
Le temple de Karakorum.
Nous revenons pour une journee a Ulaannaatar, nous sommes accueillies par la famille kazakh. Nous apprenons leur depart vers Bayangol-Olgii (Ouest de la Mongolie ou vivent beaucoup de kazakhs).
Nous devons nous dire au revoir.
Le lendemain, nous partons pour le desert de Gobi.